Étude osapiens : la majorité des entreprises européennes poursuivent leur reporting en matière de durabilité après l’Omnibus

Company News
mars 3, 2026

Temps de lecture 7 min.

  • Les entreprises reconnaissent la valeur stratégique du reporting de durabilité au-delà de la conformité réglementaire, et 90 % d’entre elles non concernées par la nouvelle réglementation choisissent de poursuivre leurs efforts. 
  • L’étude présente les conclusions d’Andreas Rasche, professeur « Business in Society » à la Copenhagen Business School 

Paris, le 3 mars 2026 – Les entreprises européennes choisissent massivement de poursuivre leur reporting en matière de durabilité, même si elles ne sont plus soumises à cette obligation en vertu du paquet de simplification Omnibus de l’UE. Selon l’étude osapiens « Beyond Compliance: Sustainability Reporting After the Omnibus », 90 % des entreprises exclues du champ d’application de la CSRD ont l’intention de maintenir ou d’étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité. Ces résultats démontrent que pour de nombreuses organisations, le reporting est passé d’une obligation réglementaire à une fonction stratégique essentielle.  

De la conformité à l’avantage concurrentiel 

À la suite du paquet de simplification Omnibus I de l’UE, de nombreuses entreprises ont été retirées du champ d’application immédiat des obligations de reporting formelles prévues par des cadres, tels que la CSRD. Toutefois, si l’Omnibus modifie la catégorie “entreprises” soumises à l’obligation de publier des rapports, cela ne change pas pour les entreprises qui doivent faire face aux risques liés à la durabilité.  

Les résultats indiquent que le reporting en matière de développement durable n’est plus perçu uniquement comme une obligation réglementaire. Il est désormais intégré dans la manière dont les organisations gèrent les risques, allouent leurs capitaux et interagissent avec les investisseurs, les clients et les partenaires. 

Principaux enseignements de l’étude  

  • 90 % des entreprises sorties du champ d’application de la CSRD prévoient de maintenir ou d’étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité. 
  • 86 % de ces entreprises restent convaincues qu’elles peuvent produire des rapports conformes aux normes de la CSRD  
  • Près de 90 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans les outils et l’automatisation du reporting de durabilité au cours des 12 prochains mois 
  • 90 % des entreprises déclarent que le reporting de durabilité est déjà intégré, partiellement ou totalement, aux processus de reporting financier 

Les données de durabilité sont activement utilisées dans les décisions stratégiques à fort impact: 

  • Planification opérationnelle et allocation des ressources (53 %) 
  • Innovation et conception de processus (48 %) 
  • Planification financière et décisions d’investissement (38 %) 
  • Évaluation des risques liés à la chaîne d’approvisionnement (38 %) 

Les répondants identifient comme principal bénéfice du reporting en matière de durabilité,une meilleure visibilité des risques climatiques, de la chaîne d’approvisionnement et opérationnels (49 %). Parmi les autres avantages cités, une confiance accrue des investisseurs grâce à des informations vérifiables (44 %), le respect des exigences des clients et des partenaires en matière de reporting et d’audit (44 %) et une meilleure intégration entre les décisions financières et du développement durable (43 %). 

Le paradoxe du développement durable 

Malgré un engagement fort à court terme, l’étude met en évidence une tension structurelle. Alors que 90 % des organisations sorties du champ d’application prévoient de poursuivre leur reporting, 85 % estiment que la réduction de la pression réglementaire entraînera, à terme, une réduction des ressources internes allouées au reporting de durabilité. 

Les contraintes budgétaires (43 %), la fragmentation des systèmes de données (40,7 %), la mauvaise intégration des technologies/systèmes (31 %) et le manque de clarté concernant les domaines de responsabilité (29,07 %) ont été identifiés comme les principaux obstacles internes au maintien d’un reporting structuré. 

Cela crée ce que l’étude décrit comme un « paradoxe de la durabilité » : une forte reconnaissance stratégique de la valeur du reporting combinée à une diminution des ressources allouées. Les résultats suggèrent que l’automatisation et la gestion centralisée des données deviendront essentielles pour les organisations qui cherchent à maintenir la qualité de leur reporting tout en gérant des contraintes de ressources. Cela est d’autant plus vrai que la fragmentation réglementaire s’accentue dans le cadre du reporting volontaire, les organisations devant naviguer entre plusieurs cadres, notamment le VSME, le CCF, le GRI et l’ISSB. 

« Les résultats indiquent une nette préférence pour la continuité du reporting parmi les grandes entreprises qui ont été exemptées dans le cadre du paquet Omnibus I. Cette évolution place le reporting volontaire et les stratégies allant au-delà de la conformité au cœur de l’agenda futur de la durabilité. » explique Andreas Rasche, professeur à la Copenhagen Business School 

« Au cours des dernières années, la trajectoire réglementaire était largement unidirectionnelle : davantage d’exigences, davantage d’entreprises concernées. Le paquet Omnibus a changé cette dynamique. Cependant, nos données montrent que lorsque l’obligation disparaît, les entreprises ne font pas marche arrière. Elles ont compris que le reporting n’est plus seulement un exercice de conformité mais un élément central de leur gestion des risques, de l’allocation du capital et de leur croissance durable. » déclare Alberto Zamora, cofondateur et co-PDG d’osapiens 

L’étude indique que le reporting en matière de durabilité demeure central dans la gestion des risques et de la crédibilité des organisations, même en cas de réduction de la pression réglementaire. Il est de plus en plus utilisé pour obtenir des financements, répondre aux exigences des clients et de la chaîne d’approvisionnement, et orienter les investissements et les opérations à partir de données fiables, devenant ainsi une attente du marché et un facteur de compétitivité. 

Téléchargez le rapport complet.  

À propos de l’étude 

L’étude osapiens « Beyond Compliance : Sustainability Reporting After the Omnibus » repose sur une enquête menée entre décembre 2025 et janvier 2026. 403 décideurs seniors issus d’entreprises de plus de 1 000 employés au Royaume-Uni (100 répondants), dans la région DACH (100 répondants), au Benelux (101 répondants) et en France (102 répondants) ont participé à cette étude. 

Parmi les répondants figuraient des directeurs du développement durable, des directeurs de la conformité, des directeurs financiers, des directeurs informatiques, des directeurs de la chaîne d’approvisionnement et des responsables des droits de l’homme. Tous les participants travaillent pour des entreprises de plus de 1 000 employés, et les répondants britanniques ont des activités significatives au sein de l’UE. à la suite de la simplification Omnibus, 24 % des entreprises interrogées devraient ne plus être soumises aux exigences de reporting de laCSRD, tandis que 76 % resteront concernées. 

L’enquête structurée reposait sur des questions à choix multiples et des questions à réponse multiple couvrant les facteurs de soutien internes, l’intégration de la durabilité et de la finance, la conformité réglementaire et le reporting standardisé en matière de durabilité. 


  • Les entreprises reconnaissent la valeur stratégique du reporting de durabilité au-delà de la conformité réglementaire, et 90 % d’entre elles non concernées par la nouvelle réglementation choisissent de poursuivre leurs efforts. 
  • L’étude présente les conclusions d’Andreas Rasche, professeur « Business in Society » à la Copenhagen Business School 

Paris, le 3 mars 2026 – Les entreprises européennes choisissent massivement de poursuivre leur reporting en matière de durabilité, même si elles ne sont plus soumises à cette obligation en vertu du paquet de simplification Omnibus de l’UE. Selon l’étude osapiens « Beyond Compliance: Sustainability Reporting After the Omnibus », 90 % des entreprises exclues du champ d’application de la CSRD ont l’intention de maintenir ou d’étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité. Ces résultats démontrent que pour de nombreuses organisations, le reporting est passé d’une obligation réglementaire à une fonction stratégique essentielle.  

De la conformité à l’avantage concurrentiel 

À la suite du paquet de simplification Omnibus I de l’UE, de nombreuses entreprises ont été retirées du champ d’application immédiat des obligations de reporting formelles prévues par des cadres, tels que la CSRD. Toutefois, si l’Omnibus modifie la catégorie “entreprises” soumises à l’obligation de publier des rapports, cela ne change pas pour les entreprises qui doivent faire face aux risques liés à la durabilité.  

Les résultats indiquent que le reporting en matière de développement durable n’est plus perçu uniquement comme une obligation réglementaire. Il est désormais intégré dans la manière dont les organisations gèrent les risques, allouent leurs capitaux et interagissent avec les investisseurs, les clients et les partenaires. 

Principaux enseignements de l’étude  

  • 90 % des entreprises sorties du champ d’application de la CSRD prévoient de maintenir ou d’étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité. 
  • 86 % de ces entreprises restent convaincues qu’elles peuvent produire des rapports conformes aux normes de la CSRD  
  • Près de 90 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans les outils et l’automatisation du reporting de durabilité au cours des 12 prochains mois 
  • 90 % des entreprises déclarent que le reporting de durabilité est déjà intégré, partiellement ou totalement, aux processus de reporting financier 

Les données de durabilité sont activement utilisées dans les décisions stratégiques à fort impact: 

  • Planification opérationnelle et allocation des ressources (53 %) 
  • Innovation et conception de processus (48 %) 
  • Planification financière et décisions d’investissement (38 %) 
  • Évaluation des risques liés à la chaîne d’approvisionnement (38 %) 

Les répondants identifient comme principal bénéfice du reporting en matière de durabilité,une meilleure visibilité des risques climatiques, de la chaîne d’approvisionnement et opérationnels (49 %). Parmi les autres avantages cités, une confiance accrue des investisseurs grâce à des informations vérifiables (44 %), le respect des exigences des clients et des partenaires en matière de reporting et d’audit (44 %) et une meilleure intégration entre les décisions financières et du développement durable (43 %). 

Le paradoxe du développement durable 

Malgré un engagement fort à court terme, l’étude met en évidence une tension structurelle. Alors que 90 % des organisations sorties du champ d’application prévoient de poursuivre leur reporting, 85 % estiment que la réduction de la pression réglementaire entraînera, à terme, une réduction des ressources internes allouées au reporting de durabilité. 

Les contraintes budgétaires (43 %), la fragmentation des systèmes de données (40,7 %), la mauvaise intégration des technologies/systèmes (31 %) et le manque de clarté concernant les domaines de responsabilité (29,07 %) ont été identifiés comme les principaux obstacles internes au maintien d’un reporting structuré. 

Cela crée ce que l’étude décrit comme un « paradoxe de la durabilité » : une forte reconnaissance stratégique de la valeur du reporting combinée à une diminution des ressources allouées. Les résultats suggèrent que l’automatisation et la gestion centralisée des données deviendront essentielles pour les organisations qui cherchent à maintenir la qualité de leur reporting tout en gérant des contraintes de ressources. Cela est d’autant plus vrai que la fragmentation réglementaire s’accentue dans le cadre du reporting volontaire, les organisations devant naviguer entre plusieurs cadres, notamment le VSME, le CCF, le GRI et l’ISSB. 

« Les résultats indiquent une nette préférence pour la continuité du reporting parmi les grandes entreprises qui ont été exemptées dans le cadre du paquet Omnibus I. Cette évolution place le reporting volontaire et les stratégies allant au-delà de la conformité au cœur de l’agenda futur de la durabilité. » explique Andreas Rasche, professeur à la Copenhagen Business School 

« Au cours des dernières années, la trajectoire réglementaire était largement unidirectionnelle : davantage d’exigences, davantage d’entreprises concernées. Le paquet Omnibus a changé cette dynamique. Cependant, nos données montrent que lorsque l’obligation disparaît, les entreprises ne font pas marche arrière. Elles ont compris que le reporting n’est plus seulement un exercice de conformité mais un élément central de leur gestion des risques, de l’allocation du capital et de leur croissance durable. » déclare Alberto Zamora, cofondateur et co-PDG d’osapiens 

L’étude indique que le reporting en matière de durabilité demeure central dans la gestion des risques et de la crédibilité des organisations, même en cas de réduction de la pression réglementaire. Il est de plus en plus utilisé pour obtenir des financements, répondre aux exigences des clients et de la chaîne d’approvisionnement, et orienter les investissements et les opérations à partir de données fiables, devenant ainsi une attente du marché et un facteur de compétitivité. 

Téléchargez le rapport complet.  

À propos de l’étude 

L’étude osapiens « Beyond Compliance : Sustainability Reporting After the Omnibus » repose sur une enquête menée entre décembre 2025 et janvier 2026. 403 décideurs seniors issus d’entreprises de plus de 1 000 employés au Royaume-Uni (100 répondants), dans la région DACH (100 répondants), au Benelux (101 répondants) et en France (102 répondants) ont participé à cette étude. 

Parmi les répondants figuraient des directeurs du développement durable, des directeurs de la conformité, des directeurs financiers, des directeurs informatiques, des directeurs de la chaîne d’approvisionnement et des responsables des droits de l’homme. Tous les participants travaillent pour des entreprises de plus de 1 000 employés, et les répondants britanniques ont des activités significatives au sein de l’UE. à la suite de la simplification Omnibus, 24 % des entreprises interrogées devraient ne plus être soumises aux exigences de reporting de laCSRD, tandis que 76 % resteront concernées. 

L’enquête structurée reposait sur des questions à choix multiples et des questions à réponse multiple couvrant les facteurs de soutien internes, l’intégration de la durabilité et de la finance, la conformité réglementaire et le reporting standardisé en matière de durabilité. 


À propos d'osapiens

osapiens – une plateforme unique pour une croissance durable

osapiens développe des logiciels qui permettent aux entreprises de stimuler une croissance durable sur l’ensemble de leur chaîne de valeur.

Le osapiens HUB, une plateforme hyperscaler multi-tenant conçue pour favoriser la collaboration interentreprises et l’automatisation par l’IA, regroupe plus de 25 solutions réparties en deux catégories : les solutions de transparence permettent aux entreprises de produire des rapports financiers et extra-financiers, de gérer leurs chaînes d’approvisionnement, de réduire les risques de toute nature (y compris les cyber risques ainsi que les risques commerciaux et géopolitiques) et d’assurer la conformité aux réglementations relatives aux produits, au reporting et aux chaînes d’approvisionnement. Les solutions d’efficacité permettent une collaboration avec les fournisseurs pilotée par l’IA, ainsi que l’optimisation des processus de maintenance, de service et de distribution, afin d’améliorer la performance opérationnelle et de renforcer la compétitivité.

osapiens accompagne plus de 2 400 clients dans le monde, allant des PME aux grandes entreprises internationales, tous secteurs confondus. Basé à Mannheim, en Allemagne, avec des bureaux répartis en Europe et aux États-Unis, l’entreprise s’appuie sur une équipe internationale de plus de 550 collaborateurs.