Les canaux de signalement internes sont obligatoires dans toute l'UE

Directive européenne relative à la protection des lanceurs d'alerte

Toute entreprise privée comptant au moins 50 salariés et exerçant ses activités dans l'UE doit mettre en place un canal de signalement interne confidentiel, accuser réception des signalements dans un délai de sept jours, mener une enquête et y répondre dans un délai de trois mois, et protéger les lanceurs d'alerte contre toute forme de représailles. Les sanctions en cas de non-respect peuvent atteindre 1 million d'euros dans certains États membres.

Prochaine échéance :

Cette obligation est déjà en vigueur. Pour les entreprises comptant au moins 250 salariés dans l’UE, la date limite de mise en conformité était fixée au 17 décembre 2021. Pour celles comptant entre 50 et 249 salariés, elle était fixée au 17 décembre 2023. Ces deux dates limites sont désormais dépassées. Le rapport de mise en œuvre de la Commission européenne de juillet 2024 a mis en évidence des lacunes généralisées en matière de conformité dans les États membres. Les organisations qui ne disposent pas d’un canal de signalement interne conforme enfreignent actuellement la législation nationale relative à la protection des lanceurs d’alerte.

 

Les législations nationales de transposition diffèrent en termes de champ d’application et d’approche en matière d’application : les entreprises opérant dans plusieurs États membres de l’UE peuvent être soumises à des obligations distinctes en vertu de la législation de chaque pays, et pas seulement aux dispositions de base de la directive. Un canal au niveau du groupe n’est pas automatiquement suffisant pour toutes les juridictions.

Calendrier de la réglementation

16. December 2019

La directive (UE) 2019/1937 relative à la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l'Union entre en vigueur.

2. July 2023

Entrée en vigueur de la loi allemande sur la protection des lanceurs d’alerte (Hinweisgeberschutzgesetz, HinSchG), qui s’applique dans un premier temps aux organisations comptant au moins 250 salariés en Allemagne.

25. April 2024

La Cour de justice de l’Union européenne rend son premier arrêt pour transposition tardive, infligeant des sanctions à la Pologne (affaire C-147/23).

6. March 2025

La Cour de justice de l’UE inflige des sanctions financières à cinq autres États membres pour transposition tardive : l’Allemagne (condamnée à une amende de 34 millions d’euros), la République tchèque, la Hongrie, l’Estonie et le Luxembourg.

17. December 2021

Date limite de transposition par les États membres. Les entreprises privées comptant au moins 250 salariés doivent mettre en place des canaux de signalement internes conformes à la réglementation.

17. December 2023

Date limite de mise en conformité pour les entreprises privées comptant entre 50 et 249 salariés dans tous les États membres ayant transposé la directive. Toutes les entreprises concernées sont tenues de mettre en place un système de signalement conforme.

3. July 2024

La Commission européenne publie son rapport de mise en œuvre (COM(2024) 269), dans lequel elle constate que tous les États membres ont transposé les principales dispositions de la directive, mais que des améliorations restent à apporter dans des domaines clés, notamment le champ d’application matériel, les conditions de protection et la protection contre les représailles.

Août 2025

La Commission européenne lance une consultation publique dans le cadre de son évaluation formelle de la directive, invitant à évaluer son efficacité et les extensions potentielles de son champ d'application.

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  • 2019
    16. December 2019

    La directive (UE) 2019/1937 relative à la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l'Union entre en vigueur.

  • 2021
    17. December 2021

    Date limite de transposition par les États membres. Les entreprises privées comptant au moins 250 salariés doivent mettre en place des canaux de signalement internes conformes à la réglementation.

  • 2023
    2. July 2023

    Entrée en vigueur de la loi allemande sur la protection des lanceurs d’alerte (Hinweisgeberschutzgesetz, HinSchG), qui s’applique dans un premier temps aux organisations comptant au moins 250 salariés en Allemagne.

  • 17. December 2023

    Date limite de mise en conformité pour les entreprises privées comptant entre 50 et 249 salariés dans tous les États membres ayant transposé la directive. Toutes les entreprises concernées sont tenues de mettre en place un système de signalement conforme.

  • 2024
    25. April 2024

    La Cour de justice de l’Union européenne rend son premier arrêt pour transposition tardive, infligeant des sanctions à la Pologne (affaire C-147/23).

  • 3. July 2024

    La Commission européenne publie son rapport de mise en œuvre (COM(2024) 269), dans lequel elle constate que tous les États membres ont transposé les principales dispositions de la directive, mais que des améliorations restent à apporter dans des domaines clés, notamment le champ d’application matériel, les conditions de protection et la protection contre les représailles.

  • 2025
    6. March 2025

    La Cour de justice de l’UE inflige des sanctions financières à cinq autres États membres pour transposition tardive : l’Allemagne (condamnée à une amende de 34 millions d’euros), la République tchèque, la Hongrie, l’Estonie et le Luxembourg.

  • Août 2025

    La Commission européenne lance une consultation publique dans le cadre de son évaluation formelle de la directive, invitant à évaluer son efficacité et les extensions potentielles de son champ d'application.

Ce qu’exige la directive européenne sur la protection des lanceurs d’alerte

La directive européenne relative à la protection des lanceurs d’alerte (directive UE 2019/1937) est entrée en vigueur le 16 décembre 2019, établissant des normes minimales dans tous les États membres de l’UE pour la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union. 

Les entreprises privées comptant au moins 50 salariés et toutes les entités du secteur public, quelle que soit leur taille, doivent mettre en place un canal de signalement interne sécurisé, désigner une personne chargée de traiter les signalements, accuser réception dans un délai de sept jours et fournir un retour d’information détaillé sur les résultats de l’enquête dans un délai de trois mois. Les lanceurs d’alerte doivent être protégés contre toute forme de représailles, notamment le licenciement, la rétrogradation et l’inscription sur une liste noire. 

Les infractions visées couvrent les marchés publics, les services financiers, la lutte contre le blanchiment d’argent, la protection des consommateurs, la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire, la sécurité des transports, la santé publique et la protection des données. Chaque État membre a transposé la directive dans son droit national, avec la possibilité de fixer des exigences plus strictes que celles prévues par la directive.

Défis courants en matière de conformité concernant les lanceurs d’alerte

Les outils polyvalents ne peuvent pas répondre aux exigences techniques de la directive en matière de canaux de signalement

Les exigences relatives aux canaux de signalement internes vont au-delà d’une simple adresse e-mail partagée ou d’un portail RH général : un canal conforme doit protéger l’identité du lanceur d’alerte, prendre en charge les signalements écrits et oraux, permettre les signalements anonymes lorsque la législation nationale l’exige, et offrir un mécanisme de communication bidirectionnel. Les outils de communication polyvalents ne disposent généralement pas des contrôles d’accès et de l’architecture d’anonymat requis par ces obligations.

Chaque signalement est soumis à ses propres délais de sept jours et de trois mois

Les obligations d’accusé de réception dans les sept jours et de réponse dans les trois mois s’appliquent à chaque signalement individuel, et non pas sous forme de délai de réponse moyen. Un seul délai non respecté constitue un manquement avéré à la conformité, et le suivi manuel n’est pas fiable lorsque le volume de signalements augmente ou que les cas s’étendent sur plusieurs juridictions.

Les États membres ont transposé la directive avec des variations significatives en termes de champ d’application et de délais

La loi allemande sur la protection des lanceurs d’alerte (HinSchG), la loi française relative au renforcement de la protection des lanceurs d’alerte (loi Wasserman) et la loi espagnole n° 2/2023 sur la protection des personnes signalant des infractions à la loi ajoutent chacune des exigences allant au-delà des exigences minimales de la directive. Pour les entreprises opérant dans plusieurs États membres de l’UE, la conformité implique de respecter les exigences spécifiques de chaque législation nationale, et pas seulement les exigences minimales de la directive.

Les obligations du RGPD s’appliquent à chaque signalement d’alerte, en plus des exigences de la directive

Les signalements contiennent des données à caractère personnel sensibles concernant l’auteur du signalement et, généralement, une ou plusieurs personnes nommées dans le signalement. Le RGPD exige une base juridique documentée pour le traitement, des contrôles d’accès stricts concernant l’identité des auteurs de signalement, ainsi qu’une politique de conservation des données bien définie, conditions auxquelles les boîtes mail partagées et les systèmes RH généraux ne peuvent pas satisfaire.

Canaux de signalement et gestion des dossiers conformes à la législation européenne et nationale en matière de lanceurs d’alerte

La mise en place de canaux sécurisés, la gestion structurée des dossiers, le suivi automatisé des délais et une documentation prête pour les audits sont gérés sur une seule plateforme via le HUB osapiens dédié à la gestion des plaintes. Les données de conformité sont directement reliées aux workflows de diligence raisonnable CSDDD et de reporting CSRD, sans transfert de données séparé.

Accepter les signalements anonymes, sous pseudonyme et identifiés via un système de réception multicanal configurable

La plateforme osapiens HUB dédiée à la gestion des plaintes permet de signaler des incidents via une page publique, un chatbot assisté par IA et par e-mail. Elle est disponible dans plus de 40 langues et propose des fonctionnalités d’enregistrement vocal et de synthèse vocale pour les plaignants qui ne savent pas lire ou écrire couramment. Les plaignants anonymes suivent l'évolution de leur dossier grâce à un code de réclamation crypté qui dissocie leur identité du numéro de dossier interne ; ce même canal permet de respecter les obligations en matière de gestion des réclamations prévues par la CSDDD et la LkSG.

Foire aux questions

 

Mettez en place un canal de signalement interne conforme dans toutes les juridictions

La plateforme osapiens HUB dédiée à la gestion des signalements prend en charge la mise en place d’un canal sécurisé, la gestion structurée des dossiers et le suivi automatisé des délais, conformément à la législation européenne et nationale en matière de signalement. Plus de 2 500 entreprises à travers le monde lui font confiance pour gérer leurs obligations de conformité réglementaire.

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